La diversité culturelle désigne la coexistence de multiples traditions, langues et modes de vie au sein d’un même espace social. Elle reflète la pluralité des identités qui enrichissent l’humanité.
Elle constitue aussi un patrimoine commun qu’il convient de préserver et de célébrer.
C’est précisément dans cet esprit que le monde s’apprête à célébrer la Journée mondiale de la diversité culturelle ce jeudi 21 mai 2026. Le thème retenu cette année est : « la culture nous relie tous. »
À l’occasion de cette journée internationale, Anny Binja, activiste de la paix et coordinatrice de l’organisation Opadec pose un regard lucide sur la réalité que constitue la diversité culturelle en RDC.
Pour Anny Binja, la RDC constitue un véritable carrefour humain qui regorge plus de 450 ethnies et 200 langues qui représentent une immense diversité culturelle. Un pluralisme qui s’avère être autant un défi de taille qu’une opportunité précieuse.
Elle devient un défi majeur dans la mesure où chaque ethnie ou tribu possède ses propres valeurs, ses pratiques culturelles ainsi que ses principes fondamentaux.
Selon Anny Binja, le manque de dialogue interculturel contribue lourdement à intensifier les désaccords communautaires et à limiter la cohabitation pacifique.
Pour illustrer la voie de la guérison sociale, l’activiste évoque la sagesse des anciens qui utilisaient traditionnellement l’arbre à palabre pour discuter et dénouer les crises au sein de la communauté.
Ce mécanisme ancestral permettait de réduire les tensions et de favoriser une résolution pacifique des conflits par le pouvoir de la parole.
Le dialogue s’impose ainsi comme l’outil indispensable pour permettre aux gens de se connaître en profondeur, là où les préjugés inutiles ne font que creuser le fossé de l’éloignement au lieu de favoriser le rapprochement, explique-elle.
Pour marquer cette commémoration, le message d’Anny Binja se veut un appel vibrant à la transformation des mentalités. “La diversité culturelle doit impérativement être perçue comme une richesse dont chacun doit se servir positivement, puisqu’il est impossible que les individus soient identiques, l’acceptation mutuelle malgré les différences est la clé de la stabilité.”
Si chaque citoyen consent à valoriser la culture de l’autre et à reconnaître la contribution unique que chacun peut apporter selon ses spécialités et ses propres valeurs, la diversité culturelle cessera d’être une source de division pour devenir le socle d’une vie harmonieuse et durablement pacifiée, conclut-elle.
Lamberte Wakenge