L’organisation Dynamique des Jeunes pour la Paix, la Réconciliation et le Développement, DJPRD Asbl, a organisé une formation de deux jours à Murhesa, dans le territoire de Kabare sur la médiation et la négociation, les techniques de revendications non violentes ainsi que sur les résolutions 1325 et 2250 des Nations-Unies. Cette activité a réuni les jeunes de Miti et les femmes de Mudaka dans le cadre du lancement du projet d’appui au relèvement socio-économique de femmes et jeunes dans un contexte de consolidation de la paix.
Selon Rodrigue Bulambo, l’un des formateurs, la médiation constitue aujourd’hui un moyen efficace pour prévenir et résoudre les conflits au sein des communautés. Il explique que ce mécanisme permet aux parties concernées de dialoguer, s’écouter mutuellement et rechercher des solutions acceptables pour tous sans recourir à la violence.
Le formateur ajoute également que la médiation favorise la cohésion sociale et le rétablissement de la confiance entre les personnes en conflit. Il appelle ainsi les leaders communautaires, les jeunes et les organisations locales à privilégier le dialogue et les échanges pacifiques afin d’éviter l’escalade des tensions.
De son côté, Lucien Murhandikire Alphonse a insisté sur l’importance du vivre-ensemble et de la participation de jeunes et femmes dans les initiatives de paix et de développement communautaire.
Les participants venus de MITI et MUDAKA ont exprimé leur satisfaction pour les connaissances acquises sur la médiation, la négociation, les techniques de revendications non violentes ainsi que les résolutions 1325 et 2250. Ils ont salué une formation enrichissante qui leur permettra de mieux contribuer à la consolidation de la paix et à la prévention des conflits dans leurs communautés respectives.
Ces jeunes et femmes formés se sont également engagés à mettre en pratique les notions apprises, à sensibiliser d’autres membres de la communauté et à promouvoir le dialogue, la cohésion sociale et la participation citoyenne pour un développement durable et pacifique de leurs milieux.
Le projet est financé par le Fonds pour la Femme Congolaise en partenariat avec l’Agence Française de Développement.
Gertrude Shabani