Plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées mercredi 13 mai par l’armée au village de Kunda, situé à environ 40 kilomètres à l’ouest de Bunia, dans le territoire d’Irumu, en province de l’Ituri.
C’était lors dans une opération de ratissage opérée dans la chefferie de KUNDA, au niveau de la carrière Bokela.
Selon des sources sécuritaires, ces civils, majoritairement des jeunes venus du Sud-Kivu, auraient attiré l’attention des forces de sécurité en raison de leur présence jugée suspecte dans cette zone.
D’après les mêmes sources, ces personnes seraient arrivées progressivement à Kunda pour travailler dans les activités minières et champêtres.
L’Asbl des droits humains qui alerte précise que ces personnes ont été appréhendées par les FARDC et assimilées directement au Mouvement du M23, tout simplement comme elles sont originaires du Sud-Kivu, zone sous contrôle du l’AFC-M23.
Amani Lwanda, responsable de cette structure précise qu’elles sont au total 106 personnes, originaires du territoire de Walungu, Kabare, Kalehe et Idjwi.
Des activistes locaux des droits humains et acteurs de la société civile appellent les services de sécurité à respecter la présomption d’innocence.
Amani Lwamba, qui a saisi le gouverneur de la province de l’Ituri, sollicite son implication pour une justice en faveur de ces concitoyens qui s’est sont retrouvés sur son sol à cause de la misère qui caractérise le Sud-Kivu dû aux conséquences de la guerre.
Après leur arrestation, les victimes ont été transférées le matin du jeudi 14 dans un camion militaire vers Bunia, où elles sont actuellement détenues à l’Etat-major de la 32ᵉ région militaire, au quartier OPSI.
Elles devraient être entendues dans le cadre d’une enquête visant à clarifier leur présence dans la région et leurs activités.
Héritier Bashige