Dans sa manchette, le journal de l’avenue de la Montagne à Nguba titre : « Arrosons les arbres plantés, et Bukavu redeviendra verte ! ».
Le Souverain Libre poursuit : « Pendant que plusieurs catégories de la population de Bukavu s’attèlent à planter des arbres et à sensibiliser toutes les couches sociales à l’importance de sauvegarder l’environnement…
Quelle chance de pousser ont ces arbres alors que dans moins de trois mois la ville sera en pleine saison sèche ? La coopération suisse et ses partenaires viennent de jouer leur partition ; il reste à la mairie et aux habitants, chacun en ce qui le concerne, d’arroser et protéger les arbres plantés, éviter de les détruire pour le bien de tous les écosystèmes. »
S’agissant des droits de la Femme auxquels est dédié mars, l’éditorialiste mentionne : « Bukavu venait de se remémorer le combat des femmes en saluant Solange Lusiku Nsimire Kayange dont le fils, Pascal Boroto, vient d’honorer la mémoire en remportant le prix Voix d’Afriques 2026 grâce à son roman : « Le nom de ma mère » publié aux Editions JC Lattès.
Dans un article, le Journal écrit : « Pascal Boroto est une nouvelle fierté littéraire congolaise en tant que premier compatriote lauréat de ce prix. C’est une plume née des blessures de guerre. Il entre désormais dans les annales de l’histoire littéraire du Pays.
Le Journal cite même sa directrice : « c’est le comble de la satisfaction, pour moi, c’est un travail titanesque au service de la paix qui prouve qu’il est capable de continuer la lutte qu’a menée sa mère et dont j’assume la continuité », écrit Claudine Lumvi, la directrice du Souverain Libre.
Darius Kitoka salue également cette prouesse de Pascal Boroto en qualité de président provincial de la corporation congolaise des journalistes au Sud-Kivu. Il compare le fils à la mère venue tôt dans le métier et dont le parcours est l’un des plus élogieux
Plusieurs autres articles intéressants sont dans le numéro 358, c’est le cas de « Bukavu face à un présumé « vol » du sexe masculin. »
A ce sujet, le journal se demande comment la rue peut continuer à affirmer un fait dont aucune formation médicale de Bukavu n’a déjà attesté un cas avéré ? Quitte au caricaturiste d’affirmer : « quand la misère et le traumatisme alimentent la rumeur. »
Au chapitre sanitaire, un article dénonce l’ablation de la luette ou coupure du « kilimi » en swahili en titrant : « l’ablation de la luette menace la santé des enfants. » Dans cet article, citant le pédiatre Mwanza Nangunia, le journal rappelle que « couper la luette peut provoquer la méningite ou le tuer sur le champ. »
Aussi, « il n’y a aucune justification à recourir à cette pratique car la majorité des infections de la gorge chez l’enfant sont d’origine virale, les antibiotiques permettent une guérison complète », alerte docteur Mwanza Nangunia.
Dans une page consacrée aux décès, le journal salue les mémoires de feu Jean-Pierre Mukubaganyi et Catherine Nzuzi wa Mbombo. Mukubaganyi en tant que philanthrope au service du développement, initiateur de la Socoki et ancien président du plus grand marché de Bukavu à Kadutu.
Le Souverain Libre revient également sur les travaux d’entretien du mémorial des femmes à Nguba lors de la commémoration du mois de mars en rappelant que ce site n’est pas à vendre, car il symbolise le combat de femmes mortes en réclamant leurs droits.
Les femmes de Bukavu dénoncent donc une tentative de spoliation de ce lieu historique car chargé de mémoire.
Le numéro 358 du Souverain Libre clôture le mois de mars en poésie par le titre : « Mars en larmes », où le poète rappelle : « le viol est un rapace qui n’a pas de race, toute beauté profanée est un crime dont se régalent les larmes d’une femme, car il se moque de son âme, à son plus grand dam ».
Faustin Muliri