Le Cadre de concertation territorial de la société civile de Mwenga salue la forte mobilisation de la population lors de la journée ville morte organisée 24 mars 2026. Elle vise à dénoncer l’insécurité persistante dans cette partie du Sud-Kivu.
Cette initiative est portée par le Bureau de coordination de la société civile avec comme objectif poursuivi d’alerter les autorités politico-administratives et militaires sur les abus attribués à certains hommes armés.
Ces habitants sont livrés à des actes d’intimidation, notamment le vol de téléphones et d’argent, accompagnés de menaces telles que « longola schéma » (traduisez du Lingala : enlève le mot de passe donnant accès à ton téléphone avant de me le remettre) ainsi qu’à des tirs à balles réelles, accentuant le climat de peur au sein de la population.
Dans une déclaration officielle, Mukamba Milenge, le coordonnateur ad intérim de cette structure a félicité toutes les couches sociales pour leur discipline et l’engagement citoyen.
Il a souligné que cette mobilisation traduit le profond ras-le-bol des habitants face à une insécurité grandissante.
La société civile appelle ainsi les autorités compétentes, en particulier les services de sécurité, à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à ces exactions et garantir la protection des civils ainsi que celle de leurs biens.
Elle rappelle également que le principe « le peuple d’abord », prôné par le président de la République, Félix Tshisekedi, doit se traduire concrètement par des actions visibles sur le terrain, notamment en matière de sécurité.
Le CCTSC insiste sur la nécessité de rétablir un climat de paix durable non seulement dans le territoire de Mwenga, mais également dans l’ensemble de la province du Sud-Kivu.
Hilaire Isombya