Bukavu : La société civile alerte sur l’état critique des centres de santé de bagira 

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Le noyau communal de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile de Bagira tire la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante des centres de santé de la commune.

Dans un plaidoyer adressé aux autorités compétentes, cette structure citoyenne dénonce l’état critique de plusieurs établissements sanitaires dans différents quartiers. Selon elle, les centres de santé et centres hospitaliers fonctionnent avec très peu de moyens, ce qui limite gravement la qualité des soins offerts à la population.

Selon le secrétaire rapporteur intérimaire de la NDSCI Bertin Kitwembili, les difficultés sont nombreuses : manque de lits pour accueillir les malades, insuffisance de médicaments, absence de matériels adéquats pour les interventions chirurgicales, pénurie d’eau potable et coupures fréquentes d’électricité.

 

À cela s’ajoute le déficit en personnel soignant qualifié, une situation qui complique davantage la prise en charge des patients.

La société civile affirme que les conséquences sont dramatiques. Certains malades sont obligés de se tourner vers des structures privées, souvent trop coûteuses pour la majorité de la population. Par manque de moyens, d’autres renoncent simplement aux soins.

Des cas de décès liés au manque d’équipements médicaux seraient de plus en plus signalés.

En guise d’exemple récent, il évoque le décès d’un patient à Mulambula, attribué à l’absence de matériels adaptés, tout en saluant le courage du médecin qui a tenté une intervention malgré des conditions précaires.

Face à cette réalité, la NDSCI recommande l’augmentation du budget de la santé, le recrutement et la formation du personnel, l’amélioration des infrastructures ainsi que le renforcement du rôle du Bureau Central de la Zone de Santé pour une meilleure coordination.

La société civile appelle enfin les autorités à agir rapidement afin de garantir à la population de Bagira un accès équitable à des soins de qualité et d’éviter d’autres pertes en vies humaines.

Gertrude shabani

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