Uvira : Reprise des activités à la frontière Rdc-Burundi à Kavinvira

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La frontière entre la République Démocratique du Congo et le Burundi, au niveau de Kavinvira, a rouvert ce lundi 23 février 2026.

C’était dans la matinée à 8 heures, mettant fin à une période de suspension des activités migratoires liée au contexte sécuritaire dans l’Est de la RDC.

La reprise s’est effectuée sans cérémonie officielle. Du côté burundais, l’Inspecteur général des migrations, Maurice Mbonimpa, s’est rendu tôt au poste frontalier afin d’informer ses agents que les services reprennent comme auparavant, sans dispositif exceptionnel annoncé.

Côté congolais, les responsables se sont limités à confirmer que la frontière est de nouveau opérationnelle et fonctionne selon les modalités habituelles.

Dès les premières heures de la matinée, un mouvement important de voyageurs a été observé dans les deux sens. Cependant, ce sont surtout les Congolais ayant trouvé refuge au Burundi qui ont marqué cette première journée.

Dans la matinée, environ 500 personnes ont traversé la frontière en provenance du Burundi. Plusieurs d’entre elles affirment avoir vécu des conditions difficiles en exil, tout en exprimant leur gratitude envers les autorités et la population burundaises pour l’hospitalité reçue.

Madame Madeleine Bitahwa, de retour avec ses quatre enfants en provenance du camp de réfugiés de Ruyigi, explique avoir quitté le camp il y a trois semaines pour attendre la réouverture au niveau de Kajaga. Elle dit sa joie de retrouver la terre congolaise et remercie les autorités des deux pays d’avoir trouvé un terrain d’entente.

À la Direction Générale de Migration (DGM) en RDC, il est précisé que la frontière fonctionnera désormais de 8 heures à 17 heures 30 minutes, comme avant la fermeture.

Si la réouverture de Kavinvira représente un soulagement pour de nombreuses familles séparées par la crise, elle pose également des défis humanitaires importants. Le retour progressif des déplacés nécessitera un accompagnement en matière d’assistance, de réinsertion et de sécurité, laisse entendre un acteur de la société civile.

Les prochaines semaines permettront d’évaluer l’ampleur du mouvement de retour et la capacité des structures locales à répondre aux besoins des populations concernées.

Jérémie Kuhima depuis Uvira

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