Derrière les arômes sucrés de BR qui est « une petite cigarette avec une saveur » se cachent une réalité alarmante.
La dépendance qu’elle engendre gagne des écoles et menace l’avenir de la jeunesse.
Ce n’est plus seulement dans l’obscurité des boîtes de nuit que le phénomène s’observe.
La consommation des cigarettes électroniques et autres stupéfiants s’est infiltrée dans les milieux éducatifs en général, et particulièrement dans les écoles secondaires et universitaires.
Le cas récent est celui d’une école conventionnée catholique, où une dizaine d’élèves ont été définitivement exclus en date du 7 février 2026 après avoir été surpris en train de consommer des stupéfiants.
Interrogé sur sa consommation, un adolescent de la ville confie sans détour : « Il ne se passe pas un jour sans que je prenne du BR ou de la Shisha. Je ne vois pas de conséquences, car même des patrons de plus de 50 ans en consomment. »
Pour beaucoup de jeunes dans la ville de Bukavu, le danger est invisible. Explique David Cikuru, acteur social
Cette pratique consume la jeunesse « à petit feu ». Au-delà des risques sanitaires évidents entre autres maladies respiratoires, problèmes cardiaques, impacts neurologiques. C’est la structure même de la société qui est ébranlée.
Il appelle les autorités locales et éducatives à sortir de la passivité car l’heure n’est plus au simple constat, mais à l’intervention directe pour réguler la vente de ces produits dans les espaces publics.
Par ailleurs Le docteur Koko Buhangize, Médecin généraliste à l’hôpital de Nyantende, explique que les méfaits de la consommation de ces produits.
Pour lui, la SHISHA pose un risque de toxicité aiguë.
Ces mélanges contiennent souvent des solvants, des alcools frelatés ou des psychotropes qui attaquent directement le système nerveux central et cela pousse Le foie, chargé de filtrer ces produits chimiques à subir des lésions irréversibles.
Le partage du tuyau de la shisha est un vecteur direct pour la tuberculose, l’herpès buccal et potentiellement d’autres infections respiratoires. La nicotine et le monoxyde de carbone augmentent la fréquence cardiaque et la tension artérielle, multipliant les risques d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) même chez les très jeunes.
Les maladies chroniques liées à ces pratiques mettent souvent des années à se déclarer de manière fatale.
Lamberte Wakenge