Kalehe : Des barrières illégales imposent un péage route sur l’axe Chivanga-Bunyakiri

ads

Dans le territoire de Kalehe, sur l’axe Chivanga–Bunyakiri, le passage d’un être humain a désormais un prix.

Des hommes armés qui contrôlent ce tronçon exigent entre 2000 et 3000 francs congolais à chaque passager, selon leur humeur.

« Toute personne ayant une tête paie », témoigne un conducteur de moto qui emprunte régulièrement cette route à l’ouest du Sud-Kivu.

Personne n’est épargné, que ce soit les femmes enceintes, les personnes âgées, les malades ou celles vivant avec un handicap.

Sur les 50 kilomètres reliant Chivanga à Bunyakiri, une quinzaine de barrières sont tenues par des groupes armés, certifie une source locale qui a requis l’anonymat.

Les passagers sont arrêtés, fouillés, puis contraints de payer avant de poursuivre leur chemin.

« Ici, le prix d’un passage n’est pas vraiment connu. Il n’y a plus de loi, seulement des armes », déplore un commerçant de Chivanga.

Pour les voyageurs réguliers, cette route est devenue un véritable parcours d’extorsion.

 

Pascal Boroto

ads

Leave a Comment

Your email address will not be published.

ads

You may like

ads
In the news
post-image
A la une Actualité Environnement Sud-Kivu

Bukavu : Plus de 80 maisons calcinées en 3 jours à Ibanda 

La commune d’Ibanda fait face à une recrudescence des incendies dans la ville de Bukavu. A l’espace de trois jours, plus de 80 maisons ont été calcinées. La société civile d’Ibanda vient de tracer un bilan. Son président Murhula machumbiko indique que deux dernier incendies ont été enregistré le jeudi 13 août vers 19 heures, sur l’avenue Mulamba 1, à Panzi. Plusieurs habitations et biens de valeur sont partis en fumée. Le bilan définitif n’est pas encore connu. Un autre incendie s’est déclaré dans le quartier Industriel, toujours dans la commune d’Ibanda. Des dépôts de menuiserie et de bois ont été touchés, causant d’importants dégâts matériels au centre de confédération monde artisanats CEMA en sigle. Le 10 août 2026, un incendie avait consumé plus de 38 maisons sur l’avenue Maman Yemo, sans faire de victime. Deux jours plus tard, plus de 40 maisons ont été ravagées dans le quartier Ndendere, notamment sur les avenues Anciens Combattants 3 et Ruzizi 2. Face à cette situation, la Société civile lance un SOS aux autorités, aux élus, aux organisations humanitaires, aux églises et aux personnes de bonne volonté. Elle sollicite une assistance urgente pour les familles sinistrées, dont certaines passent désormais leurs nuits à la belle étoile. La Société civile salue également la mobilisation des jeunes qui interviennent pour maîtriser les flammes et secourir les victimes. Elle appelle enfin à une réponse rapide et coordonnée pour permettre aux familles touchées de retrouver sécurité, protection et dignité. Gertrude Shabani
ads