Bukavu : Forum média pour célébrer la Journée Mondiale du Gorille de Grauer du PNKB

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Le 24 septembre 2026, l’humanité célèbre la Journée Mondiale du Gorille. Au Sud-Kivu, la direction du Parc National de Kahuzi-Biega a commémoré la Journée en organisant un Forum consacré à la conservation du Gorille de Grauer

Le thème local choisi était : « Gorille de Grauer : préparer l’espèce, protéger son habitat, construire l’avenir.

Le gorille de Grauer est une sous-espèce de gros singe endémique en RDC, il n’est visible que dans les plaines de l’Est de la République démocratique du Congo contrairement aux gorilles de montagne visibles au Parc national de Virunga, au Nord-Kivu.

Le directeur du PNKB, Docteur Arthur Kalonji a ouvert le forum en dénonçant l’arrêt des activités d’écogarde au PNKB, les menaces qui en sont conséquentes depuis deux ans. Il a comparé le Pnkb à une maison sans porte ni fenêtre en interpellant chaque personne face à la nécessité de protéger les gorilles de Grauer en voie d’extinction.

Le Forum a réuni un panel des spécialistes des questions de conservation de la nature dont les professeurs Bertin Murhabale et Isaac Ahanamugu de l’Université Officielle de Bukavu.

Se complétant lors de.leur intervention, les intervenants ont dénoncé le sort ignoré actuellement des 3 familles qui vivaient dans le PNKB suite à l’arrêt du tourisme et de l’écogarde. Tous ont déploré la réduction de gorilles vivant dans le Pnkb. En 20 ans, la population des gorilles de Grauer est passé de plus de 16 mille à seulement moins de 2 mille, ont-ils fustigé.

Parmi les menaces, les intervenants ont fustigé la guerre, la quête de viande de brousse, la destruction de l’habitat du gorille dans la recherche de minerais sans omettre le trafic d’espèces exotiques qui consiste à capturer des singes encore jeunes et à les vendre à l’étranger. La quête de bois de chauffe et la fabrique des braises à vocation commerciale ont également été dénoncés.

D’autres intervenants ont abordé les aspects liés au tourisme face à la dégradation de la situation du gorille de Grauer au Pnkb. C’est le cas d’Atosha Byemba Bernadette, enseignante à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu et à l’université Officielle de Bukavu et chercheuse. Elle rappelle que le tourisme et la protection sont interdépendants. Aussi quand la sécurité se dégradé, la situation touristique se fragilise, a-t-elle rappelé. Allusion est faite à la guerre en cours à l’Est de la République démocratique du Congo. Et les conséquences sont incalculables : elle cite la perte d’emplois et des revenus pour les guides, les agences, les hébergements, transporteurs, artisans et communautés riveraines, rappelle Atosha Byemba Bernadette.

 

Faustin MULIRI

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