La pénurie du carburant fragilise le transport en commun et privé. Le prix du carburant grimpe dans la ville de Bukavu et ses environs. Dans la commune d’Ibanda, un litre d’essence se négocie entre 4500fc et 5000fc.
Chez les vendeurs à la sauvette dit Kadhafi dans le jargon Bukavien, il se vend à 5000fc et 6000fc. A Bagira, le prix augmente d’une façon anarchique, passant de 3000fc à 7000 fc aux différentes stations de service.
Cette flambée du prix croit selon l’humeur et les intérêts des commerçants. Aucune régulation standard du prix n’est faite. Chaque station possède son prix. Ce qui pénalise le transport dans la ville de Bukavu. Une course normale dans un taxi varie de 1000fc à 1500fc. Certains taximen ont décidé de ne pas travailler faute de la hausse généralisée du prix.
Le porte-parole du président de la ligue des pétroliers du Sud-Kivu, Serge Rucura Chirubagala pense que la flambée du prix est due à la limite de la vente du carburant par leurs différents partenaires. L’or noir se fait de plus en plus rare sur l’ensemble du continent, rajoute-t-il.
Selon ce pétrolier, la guerre entre les États-Unis et l’Iran a un impact sur le prix du carburant. La fermeture du détroit d’Ormuz, plaque forme tournante du commerce Trans-maritime pénalise le trafic. Il affirme que les jours à venir seront décisifs pour la ville de Bukavu et ses environs si cette situation persiste.
La Nouvelle dynamique de la société civile, noyau communale de Bagira, alerte face à cette situation. A travers son rapporteur, Bertin Shamikolo Kitwembeli, elle souligne que la situation est préoccupante. Que les jours à venir risquent d’être décisifs. La circulation routière risque d’être perturbée. Les étudiants ont du mal à se rendre à leurs différents sites universitaires faute de moyen de transport.
Pour rappel, avant la guerre le prix à la pompe du pétrole se négociait entre 2800FC et 3000FC
Loïc Mambo