Le groupement de Luhihi, situé en territoire de Kabare est confronté à une situation sanitaire sans précédent.
Depuis près de trois semaines, l’accès à l’eau potable est gravement perturbé dans cette entité ; ce qui pousse les habitants à recourir à des sources insalubres, au risque de leur santé.
Le président de la société civile de Luhihi, Didier Ciza vient d’alerter ce jeudi 2 avril 2026 aux dangers que courent les habitants.
Il souligne que les conditions de vie se dégradent rapidement. « Privés de borne-fontaine fonctionnelles, de nombreux ménages n’ont d’autre choix que de s’approvisionner dans des points d’eau non sécurisés, localement appelés « Bizola », rajoute notre source.
Selon lui, cette eau est utilisée pour les besoins quotidiens de l’hygiène à la préparation des repas. Elle est contaminée et expose la population à des maladies hydriques, notamment le choléra et la dysenterie, car il s’agit d’une zone déjà vulnérable sur le plan sanitaire.
Mais au-delà de la pénurie, la gestion des infrastructures hydrauliques suscite de vives critiques. A travers son président précité, la société civile locale dénonce une opacité persistante dans l’administration des ouvrages, en particulier depuis le retrait des partenaires qui avaient assuré leur mise en place.
Il renchérit sur le fait que les bornes-fontaines mise en place par la société Tea-Found sont bouchées, ce qui entraîne aussi cette pénurie en eau.
Face au risque imminent d’une crise sanitaire majeure, la société civile appelle à une mobilisation urgente. Elle exhorte les autorités locales à intervenir sans délai pour rétablir l’accès à l’eau, tout en sollicitant l’appui des partenaires humanitaires pour un soutien technique et matériel.
De plus, elle invite la communauté à relancer le comité de gestion de l’eau, avec pour objectif de garantir une meilleure transparence et d’assurer la durabilité des infrastructures.