Les professionnels de la santé découragent certaines pratiques courantes comme couper la luette ou Kilimi en Kiswahili.
Une menace pour la vie des enfants dans la ville de Bukavu.
Cette pratique refait surface dans les pratiques d’automédication dans la ville de Bukavu.
Le fait de couper la luette ou Kilimi est souvent motivé par des croyances liées au manque d’appétit ou à certaines maladies infantiles. Cette pratique expose pourtant les enfants à des risques graves, alertent les professionnels de santé.
Le pédiatre Mwanza Nangunia décourage cette pratique. Il est responsable d’une clinique spécialisée dans la prise en charge des enfants Amis des enfants. Sa formation médicale est située sur avenue Solange Lusiku ex Hippodrome. Dr Mwanza Nangunia vient de l’exprimer ce mardi 24 mars 2026 à radio web Sauti ya mashariki.
« Le problème d’appétit chez les enfants ne vient pas de la gorge, mais du cerveau. Malgré cela, certains parents continuent de recourir à des personnes non qualifiées, mettant gravement en danger la vie des enfants ; d’où l’enregistrement des cas de décès d’enfants suite à cette pratique », explique le pédiatre.
Et d’ajouter que ces interventions provoquent des complications graves, des saignements, infections sévères, des troubles de la parole ainsi que des cas de mort.
Des maladies comme la méningite survient après la coupure de la luette ou Kilimi.
D’autres spécialistes soulignent que les infections chez les enfants de moins de cinq ans sont fréquentes et généralement bénignes.
C’est donc un appel lancé aux parents d’envisager toujours de consulter des professionnels de santé afin d’éviter toute pratique hasardeuse et dangereuse.
Les professionnels préconisent une sensibilisation accrue afin de protéger les enfants.
Gertrude Shabani