Pascal Boroto, premier Congolais lauréat du prix Voix d’Afrique : une plume née des blessures de guerres

ads

Vendredi le 20 mars 2026, un jour coïncidant avec la commémoration de la Journée internationale de la francophonie, l’écrivain Pascal N’naka Boroto est entré fièrement dans les annales de la littérature contemporaine.

Avec son roman intitulé : Le Nom de ma mère, il devient le premier ressortissant de la République démocratique du Congo à remporter le prestigieux Prix Voix d’Afrique décerné en consortium avec Radio France Internationale-RFI.

Le sacre est historique. À seulement 24 ans, natif de Bukavu au Sud-Kivu, Pascal Boroto a reçu sa distinction des mains de Mohamed Mbougar Sarr, laureat sénégalais du prix Goncourt 2021.

Ce prix, fruit d’un partenariat entre les éditions JC Lattès, Radio France Internationale (RFI) et la Cité internationale des arts de Paris, marque une étape décisive : l’entrée fracassante d’une voix congolaise dans le concert des grandes plumes africaines.

À travers sa plume, l’auteur transmet aux jeunes générations un héritage culturel précieux au sein d’un pays profondément meurtri par des conflits armés depuis plus de trois décennies.

Pour Pascal Boroto, l’écriture n’est pas un simple exercice de style ; elle naît de l’espace complexe qui, à la fois, le sépare et le relie à sa mère, la regrettée Solange Lusiku Nsimire Kayange : une lectrice assidue aussi bien des essais que des littératures créatives.

Journaliste au bimensuel Le Souverain Libre, le lauréat porte haut l’étendard de sa rédaction tout en honorant la mémoire de son illustre mère et mentor, qui lui donna très tôt le goût de la lecture et de l’écriture : Solange Lusiku, une figure de proue de la presse écrite et militante inconditionnelle des droits humains, qui demeure la source d’inspiration de ce jeune talent.

Le roman se veut un pont entre le passé et le présent, cest aussi un acte de résilience face à la perte d’un être très cher et mère de surcroît.

Lors d’un entretien qu’il nous a accordé, l’écrivain a confié avec émotion :

« Écrire ce livre m’a fait comprendre que maman n’est jamais partie. Elle vit et vivra toujours en moi. La plus belle façon pour moi de lui rendre hommage, c’est de perpétuer son héritage. »

En cette journée dédiée à la langue française, Pascal Boroto prouve que la littérature reste l’arme la plus noble pour panser les plaies de l’histoire et faire briller l’identité d’un peuple.

Premier coup d’essai, premier coup de maître : bravo, Cher Pascal Boroto et bon vent dans le monde littéraire !

 

Loïc Mambo

ads

Leave a Comment

Your email address will not be published.

ads

You may like

ads
In the news
ads