Lors d’un point de presse tenu à Bukavu le mercredi 19 mars 2026, l’Association des femmes des médias-AFEM fait savoir que les femmes sont souvent mises de côté lors de la signature des différents accords de paix en RDC.
Pourtant ces dernières sont les premières victimes des conflits armés à l’est du pays depuis plus de 30 ans.
Pour AFEM, avoir des femmes et jeunes filles autours des tables de négociations donnerait la chance aux processus de paix d’aboutir.
Pour se faire, Julienne Baseke, la coordinatrice de l’association des femmes des médias, ensemble avec d’autres femmes et jeunes filles leaders de la province du Sud et Nord-Kivu, demandent aux décideurs politique de respecter les conventions et engagements par apport à la participation des femmes dans la prévention, la gestion et le règlement des conflits. Elles citent notamment la résolution 1325 du conseil de sécurité des Nations Unies qui prône la participation des femmes et jeunes dans tous les processus et la convention de l’élimination de toute forme des discriminations à l’égard des femmes.
Pour eux, placer les femmes et jeunes filles dans la participation de prise de décision n’est pas une faveur mais un droit légitime, une exigence démocratique pour une paix durable.
Ce constat jugé « inacceptable » a été fait à l’issue d’un atelier de trois jours qui a regroupé une cinquantaine des femmes membres des organisations de la société civile du Sud et du Nord-Kivu à l’hôtel Elisabeth situé sur l’avenue Kalehe dans la commune d’Ibanda.
A cette même occasion, AFEM lance le projet impact et vulgarisation des accords et mécanismes sur la paix à l’Est de la RDC. Le projet est appuyé par l’organisation suédoise Kivinna till Kvinna.
Héritier Bashige