Femmes de ma terre,
Femmes qu’enterrent des guerres,
Femmes que déterrent mes écrits,
Certes, dans l’oubli s’enterrent vos droits :
S’agit il d’un autre huit mars
À fêter sur mars ?
Un huit mars en pagne,,
Un huit mars maladroit
Comme un droit qu’on viole
Chaque huit mars de l’an,
Une espérance qui s’étiole,
Un huit mars atypique
Qui en proies vous offre
Aux gourmands et voleurs de sexe !
Huit mars en film d’actions de carnage au front des droits, de la justice et de protection !
Filles et femmes faites infâmes, filles et femmes que seule l’ignominie au gré des guerres fête en ce jour,
Ce n’est pas un huit mars sur mars,
Malgré vos droits en errance,
L’espérance reste permise !
Filles et femmes de la terre,
Filles et femmes de ma terre,
Résilientes, vous êtes,
Conscientes, vous êtes :
Votre vulnérabilité est préméditée !
Puisque résiliantes vous êtes,
Puisque la paix vous aime,
Puisque le vivre-ensemble vous ranime,
Tenez bon :
Le soleil est à vos côtés,
De la nuit, il vous vengera,
Et la lune raison vous donnera !
Votre persévérance fleurit,
Votre résilience mûrit.
Femmes mariées à l’injustice,
Filles faites concubines du viol,
Même si le huit mars nie vos droits,
Même s’il renie votre protection,
Tournant le dos à votre beauté,
Jettant en pâture la bonté,
Mes mots retiennent
vos droits, ils s’en souviennent :
Aucune génération n’oubliera votre peine
En attente d’une paix cordiale,
Que de vos voeux
Mes écrits exhaucent!
La guerre en pagne
Faustin MULIRI
Le 8 mars 2026