Une délégation regroupée au sein de la Synergie des Autochtones et Concessionnaires de Luhihi ne cesse de réclamer la réouverture du site minier de la place en vue de faire face à une grave crise économique consécutive à sa fermeture.
L’espoir de revoir le site minier de Lomera redevenir opérationnel est permis. Lomera est situé en groupement de Luhihi dans le territoire de Kabare. Il est consécutif à l’annonce faite par le gouverneur du Sud-Kivu, sous la bannière de l’AFC-M23, Patrick Busu bwa Ngwi Nshombo lors d’une itinérance effectuée le 3 mars 2026 dans la même entité territoriale.
La réouverture serait même imminente, seulement de façon graduelle, c’est-à-dire étape par étape. Il est également annoncé l’ouverture d’un couloir écologique en faveur de la protection du Parc National du Kahuzi-Biega, PNKB en sigle.
L’annonce suscite autant d’espoir, car plusieurs familles originaires de Lomera et sa périphérie ainsi que des opérateurs économiques venant du Nord-Kivu et Sud-Kivu, notamment, dépendaient des activités minières et connexes en lien avec la mine.
Le site de Lomera a été fermé, à titre préventif, le 8 septembre 2025 après un éboulement ayant provoqué des morts. C’était la nuit du samedi au dimanche 20 juillet 2025 en plus d’un affrontement ayant porté atteinte au dispositif sécuritaire mis en place à l’époque.
Peu avant la fermeture du site, il a été constaté que près de 5 mille orpailleurs et autres dépendants vivaient de l’activité minière de façon artisanale, clandestine et sans moindre mesure de protection.
En clair, il manquait des casques, bottes et les conditions sanitaires étaient tellement précaires qu’il y avait un risque d’épidémie comme le choléra. Des cas de choléra ont été signalés même sur place à l’époque. Ce faisant, une évaluation de la situation a été le préalable à la réouverture du site.
Faustin Muliri