La Société civile du groupement de Mudusa, en territoire de Kabare, lance une alerte urgente sur l’exploitation illicite de pierres dans les carrières de Kalangwe et Nyangulube.
Dans une déclaration signée ce 18 février 2026, les forces vives dénoncent la poursuite des activités malgré deux précédentes dénonciations adressées aux autorités compétentes. Selon elles, aucune mesure concrète n’a été prise jusqu’à présent, alors que la situation ne cesse de se détériorer.
Alain Ashuza, le rapporteur de cette structure citoyenne affirme que des creusements anarchiques s’effectuent à proximité du chemin reliant les deux villages ainsi que des habitations. C’est en violation des normes de sécurité. L’exploitation fragilise le sol et expose la population à un risque réel d’effondrement du chemin, de fissuration des maisons et de glissements de terrain pouvant entraîner des pertes en vies humaines.
Celui-ci dénonce également l’utilisation des enfants dans ces travaux pénibles et dangereux.
Ces derniers seraient exposés à des risques d’éboulements, de blessures graves et d’inhalation de poussières nocives. Une pratique qualifiée de violation flagrante des droits de l’enfant et qui compromet leur avenir en les privant d’éducation et de protection.
La Société civile évoque également la dégradation de l’environnement, la pollution de l’air et une insécurité sociale croissante dans la zone. Elle prévient que si rien n’est fait immédiatement, la population coure vers une catastrophe.
Face à cette situation alarmante, elle appelle les autorités à suspendre sans délai l’exploitation illicite, à mettre fin au travail des enfants, à sécuriser le chemin menacé, à protéger les habitations et à sanctionner les responsables.
La Société civile du groupement de Mudusa se dit déterminée à rester mobilisée pour défendre les droits et la sécurité de la population.
Lamberte wakenge