Bukavu : Les obstacles à la culture de lecture progressent

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Depuis bientôt trois décennies de conflits et guerres à répétition, les habitants de Bukavu semblent avoir abandonné la culture de lecture. L’abandon de la lecture semble trouver plusieurs raisons dont : la rareté des bibliothèques, le coût élevé du livre par rapport au faible revenu de la population, le manque de temps face à la débrouillardise qui semble préoccuper la majeure partie de la population, le faible niveau d’instruction et la présence de la connexion internet qui occupe le temps libre.

Or, aux humanités rares sont les écoles qui ont une bibliothèque bien fournie en ouvrages de culture générale à l’école secondaire. Ce sont les ouvrages d’enseignement qu’on trouve très souvent dans des bibliothèques scolaires.

Pour les rares écoles qui ont des ouvrages généraux récents, les élèves semblent manquer d’intérêt de lire. Surtout que toute lecture semble motivée par l’obtention des côtes meilleures plutôt qu’une acquisition de connaissances variées.

Comprendre le niveau d’écriture de certains livres de littérature créative comme la poésie ou le roman donne du fil à retordre à bon nombre d’élèves et étudiants qui ne fréquentent pas une faculté de lettres.

Aussi, certains habitants de Bukavu préfèrent consacrer leur temps libre à des activités plus attrayantes et moins ennuyeuses comme regarder des programmes à la télévision, aller suivre un match de football au stade, prendre part à un Karaoke ou concert musical, aller chanter dans une chorale et surtout au téléphone pour naviguer sur les réseaux sociaux, etc.

Faustin Muliri, Laetitia Byaombe, Promesse Mulagizi, Ornella Mbilizi, Juliette Wani et Domina Nsimire (toutes étudiantes en journalisme et stagiaires de l’UOB)

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