L’ISDR: A l’heure du bilan entre le genre et la politique

C’est dans l’après-midi du mardi 13 novembre 2018, que des révélations-clefs ont été faites par les chercheurs
et scientifiques de l’Institut supérieur de développement rural Bukavu (Isdr).

Lors d’un atelier de présentation des résultats de recherches menées en Rd Congo autour du thème «Genre, pouvoir et politique », mais aussi des formations des enseignants des cours de genre, le Directeur général de l’Isdr a annoncé
sa joie de voir ce jour arriver, avant de rappeler que cette cérémonie se clôturerait par le vernissage d’un livre. Un rendez-vous important qui a permis au Centre de recherche et d’expertise en genre et développement, Creged, de lancer un plaidoyer scientifique pour l’intégration des normes du genre et de la planification familiale dans la promotion de la femme. Dans l’amphithéâtre Révérend Père Georges Defour, ces recherches autour du thème « Genre, pouvoir et politique » ont été aussi bénéfiques pour l’Isdr, que pour la population du Sud-Kivu, sur le plan communautaire et en tenant compte du genre sous tous ses aspects. A travers le Centre de recherche et d’expertise en genre et développement (Creged), en partenariat avec l’International institute of social studies de l’Erasmus Rotterdam university (Pays-Bas).
Pour le Directeur général de l’Isdr, le professeur Bosco Muchukiwa, qui a clôturé cette activité par la cérémonie de vernissage du livre résumant les recherches menées par ce Centre entre 2012 et 2016, il y a un problème de redevabilité sociale pour les femmes de la Rd Congo. D’où, il est important d’intégrer les normes du Genre dans la
promotion de ces dernières. Le cas de Dorothea Hilhorst La professeure Dorothea Hilhorst, dans une brève présentation sur les politiques et pratiques de planification familiale à l’Est de la Rd Congo, cas du Sud Kivu, a réussi
à captiver l’attention des participants. Cette professeure s’est fixée entre
autres la tâche d’observer l’implantation de la stratégie multisectorielle provinciale de la planification familiale de juillet 2017 à août 2018 dans la province du Sud-Kivu. L’objectif principal, pour Dr Dorothea Hilhorst, c’est de relever
les défis de la planification familiale à partir de la perspective gouvernementale, des institutions religieuses médicales et des organisations non-gouvernementales internationales. L’éducation dans les salles de classe, églises et centres des jeunes au niveau de zone de sante : le cas du Sud-Kivu, à l’Est de la Rd Congo n’a pas échappé aux viseurs de
cette chercheuse.
« À cause de la limitation, nous n’avons pas focalisé notre attention sur les pharmacies privées. Cependant, les pharmacies privées sont mentionnées par les utilisateurs des méthodes contraceptives », a révélé la présentatrice sur un ton déterminé. Dans cette étude, il ressort que concernant la plupart des participants, ils viennent de familles
comptant un minimum de 7 enfants et un maximum de 13 enfants (groupe d’âges 33-49 pour les femmes et 33-54 pour les hommes). Le groupe d’âge des 25-32 ans ont minimum 3 à 7 enfants. Il en découle que ceux qui
recourent à la planification familiale commencent après le 5ème ou le 6ème enfant du groupe d’âge de 35 ans, et au-delà. « Le groupe d’âges allant entre 25 et 32 ans commence la planification familiale après le 2ème enfant. Ils
sont plus exposés à la planification familiale comme idéologie à partir des écoles et des centres de santé durant les consultations prénatales et post-natales », renseigne la professeure Dorothea. 65% des premières naissances
des hommes, femmes et jeunes interviewés étaient non-désirées, et ainsi des grossesses non-planifiées.
Cette étude résolument captivante conclut que la planification familiale attire une attention élevée des donateurs et autres acteurs. Néanmoins, les politiques du genre et visions en Rd Congo sur le leadership ne tiennent pas compte de la politique familiale. Comment les déplacés vivent-ils ? L’exposé de Gloria Nguya, candidate Phd, a porté sur les déplacés internes et leurs stratégies de survie en dehors des champs dont elle a attiré son attention essentiellement
sur la ville de Bukavu. Une question essentielle était posée : «Comment les déplacés améliorentt-ils leur vies de manière durable àl’Est du Congo ? » Avant de constater qu’il y a absence de coordination en rapport avec les critères
identification, non-respect des principes directeurs sur les déplacés.
C’est une étude qui a mené la chercheuse à découvrir l’existence d’une trajectoire de survie à Bukavu, ainsi que la problématique liée à l’intégration.
Le professeur Patrick Milabyo, s’était attelé, pour sa part, à répondre à la question de savoir comment les processus de redevabilité sociale et de genre sont traduits en résultats dans la pratique quotidienne des communautés-cibles
du programme Tuungane II + en Rd Congo en 2105 – 2016? Selon Joachim Ruhamya, Directeur administratif du Centre de recherche et d’expertise en genre et développement, Creged, ces résultats démontrent aussi que ce
problème persiste et a plusieurs conséquences sur la santé de la femme et de l’enfant. Selon lui, il est nécessaire d’avoir une bonne pratique familiale en vue de pallier cette difficulté.

Pacifique Muliri

 

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