La prolifération des barrières payantes jugées illégales inquiète la société civile en territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. Le sujet était au centre d’une réunion de réflexion organisée par le Mouvement de la Société Civile du Congo, MSCO, coordination territoriale de Mwenga. La rencontre s’est tenue dans la salle de l’église 21e CNCA. Elle était présidée par Henri Mukamba Milenge, coordinateur territorial de la MSCO. Elle a rassemblé onze structures. Les participants ont dénoncé la multiplication des barrières sur plusieurs axes routiers, qu’ils considèrent comme une source de tracasseries pour la population et les usagers des routes.Dans la chefferie de Wamuzimu, cinq barrières ont été recensées. Les participants ont également évoqué les axes Bilalo-Powe-Kibe et Mwenga-Kitamba 1. L’axe Kibumba-Ngando fera l’objet d’un suivi. La société civile demande, notamment, une évaluation des accords qui autorisent certaines barrières afin de déterminer celles qui sont réellement légales et d’identifier les acteurs qui ne sont pas habilités à percevoir des paiements.Elle prévient que l’absence de mesures pour mettre fin à la multiplication de ces barrières pourrait conduire à des actions citoyennes de grande envergure. Les acteurs sociaux sont également appelés à rester vigilants et à continuer de documenter les cas de tracasseries sur les différents axes.
À l’issue de la réunion, un Groupe de Réflexion a été créé pour suivre les problèmes qui affectent la communauté et proposer des solutions.
Wibuta Iyungu Ramazani depuis Mwenga