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Célébrée le 2 Novembre de chaque année, la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes revêt un caractère particulier en RD Congo en général et à l’Est en particulier.

C’est à cause des conflits armés entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés et le Front pour la Refondation de la nation(FRN) et ses alliés.

Ces défis sécuritaires mettent en mal le travail des journalistes congolais, concluent plusieurs rapports des organisations de défense des droits des journalistes.

À travers Radio Okapi, le Président de l’Union nationale de la presse du Congo(UNPC), Kamanda wa Kamanda Muzembe lance un appel fort à la justice, à la vérité, à la mémoire et à la vigilance.

Il exhorte les autorités à faire toute la lumière sur les assassinats de nombreux journalistes congolais, tout en appelant ses confrères à plus de prudence dans l’exercice de leur métier. La liste de journalistes tués est longue, affirme-t-il.

Et évoque quelques noms emblématiques comme Franck Ngike, abattu avec son épouse Hélène dans leur parcelle, Bapuwa Mwamba, journaliste assassiné dans des conditions tout aussi troublantes et Baudouin Kayembe, correspondant de la presse étrangère à Kinshasa tué dans un passé lointain, explique-t-il.

Au Sud-Kivu, la situation des journalistes est aussi alarmante.

Dans une conférence de presse animée à cette occasion par l’ONG Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI en sigle), relayée par le média en ligne Kivu Times ce lundi 2 novembre 2026, un rapport accablant sur la situation de la liberté de la presse à l’Est de la RD Congo a été présenté.

Pour le PPI, l’Est de la RDC est une zone sous conflit et en crise sécuritaire dans laquelle les journalistes sont hautement exposés.

Selon Jonathan Magoma, le directeur pays ad interim de PPI, le rapport de monitoring présenté fait état des violences et enlèvements des artistes et défenseurs des droits humains, atteinte à la liberté de la presse, arrestation temporaire des journalistes.

PPI pointe ensuite du doigt l’environnement difficile pour les journalistes et les défenseurs des droits de l’homme.

Cette structure citoyenne invite les autorités congolaises à tout faire pour la protection des journalistes et mettre fin à l’impunité de crimes commis contre eux.

Rappelons que c’est depuis le 2 novembre 2013, date de l’assassinat de deux journalistes de Radio France Internationale (RFI) : Gislaine Dupont et Claude Vermont au Mali que la communauté internationale avait décrété le 2 novembre de chaque année la Journée de lutte contre les crimes envers les journalistes dans le monde entier.

 

Fidèle Wakumana

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