La situation humanitaire demeure préoccupante dans la chefferie de Buloho. Des familles déplacées sont accueillies dans différents groupements de cette chefferie après avoir fui leurs milieux d’origine.
Le chef de la chefferie de Buloho et le responsable des affaires sociales et humanitaires, Akilimali Pitié, indique que les populations déplacées proviennent, notamment, des groupements de Ziralo, Mbinga-Sud et Ufamandu 1er.
Ces personnes ont trouvé refuge dans les groupements de la chefferie de Buloho, notamment Munyanjiro, Musenyi, Bitale, Ndando et Bagana, où elles vivent au sein des communautés d’accueil dans des conditions particulièrement difficiles.
Dans une correspondance adressée à l’ONGD Christian Aid au Sud-Kivu, le responsable des affaires sociales et humanitaires souligne que ces personnes déplacées vivent dans des camps et au sein des communautés d’accueil sans assistance humanitaire depuis plus de cinq mois.
Les personnes les plus vulnérables sont, notamment, les personnes de troisième âge, les enfants et les femmes enceintes. Selon cette source, les déplacés manquent de nourriture, de médicaments et de moyens de protection.
La situation est, davantage, préoccupante en cette période pluvieuse. Les abris construits par les déplacés commencent à se dégrader, les exposant davantage aux intempéries et aux risques sanitaires.Au plan éducatif, plus de 4 500 enfants n’ont plus accès à l’école, selon les autorités locales.
Face à cette situation, Sa Majesté Mwami Amisi Mbokani Kitenge, chef de la chefferie de Buloho, appelle les organisations humanitaires à intervenir en faveur de ces populations déplacées, qui vivent depuis plusieurs mois au sein des communautés d’accueil sans assistance.
Les autorités locales invitent ainsi les acteurs humanitaires à renforcer leur présence dans les différents groupements d’accueil afin de répondre aux besoins urgents des personnes déplacées, particulièrement les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées.
Amos Wetekayi depuis Bunyakiri