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Le 24 août de l’année, le monde célèbre la musique dite étrange. Par musique étrange, entendez tout genre de musique qu’un mélomane croit bizarre, pourtant très prisée sous d’autres cieux. Il s’agit de certaines musiques mal connues pourtant génitrices des stars internationales ou mondiales. Il ne s’agit donc pas de célébrer la mauvaise musique, puisqu’il n’en existe pas. Toutes les musiques étant bonnes, selon leurs amateurs.

C’est connu que le rythme et la mélodie suffisent à eux seuls pour susciter une impressionnante émotion et se laisser emballer par une musique même inconnue. La musique étant un langage universel.

Presque tout le monde connait le Reggae, Zouk, Rn’b, etc. Mais certains genres de musique comme le Jazz, la musique chinoise, chilienne ou nigérienne, entre autres sont mal connues de plusieurs Congolais. Pourtant la Rumba congolaise est devenue un patrimoine immatériel de l’Unesco de telle sorte qu’elle est dansée sur les quatre coins de la planète terre.

Il est reconnu que si quelqu’un arrive à s’intéresser à une musique qui semble pourtant bizarre, cela pousse la personne à aimer son auteur, donc sa culture aussi. C’est une façon de cultiver la tolérance, le dialogue des cultures, bref le vivre-ensemble.

Prenons l’exemple de cet extrait de la chanson « Bukki Yi » de la méga-star Sénégalaise Youssou N’Dour. Le morceau est en Wolof, la principale langue du Sénégal. « Bukki Yi » signifie : les hyènes.

En Wolof, au Sénégal, Bouki est la métaphore d’un personnage rusé, gourmand et orgueilleux : l’image collée à l’hyène, un animal charognard.

Rappelons que l’idée de célébrer la Journée mondiale de la musique étrange fut lancée par Patrick Grant, un compositeur américain de New-York.

 

Faustin Muliri

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